La puissance du vide
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La puissance du vide

La puissance du vide
                     Crédit photo Pinterest

« L’essence de la simplicité volontaire consiste

à vivre d’une manière qui soit extérieurement simple

et intérieurement riche »

– Duane Elgin –

Il y a pile un an, quand j’ai décidé de me lancer dans l’entreprenariat, j’étais exténuée. Ce n’était pas une fatigue physique mais émotionnelle. J’avais un besoin viscéral de faire le vide. Pour me retrouver. Pour effacer des années de conditionnement, qui, je le sentais, ne m’étaient plus utiles. Et donner une nouvelle direction à ma vie. C’est durant cette période qu’une amie m’a offert « La magie du rangement », de Marie Kondo. Ce livre m’a changé la vie et m’a permis de découvrir les bienfaits psychologiques du désencombrement.

Marie Kondo explique que quand le nombre d’objets inutiles augmente, cela nous enferme physiquement et mentalement dans le superflu. Elle propose alors une méthode de rangement qui consiste à ne garder que ce qui nous rend heureuse. 

Dans un premier temps, il nous est demandé de définir quelle vie on veut et pourquoi on souhaite vivre de cette façon. Pour ma part, j’étais arrivée au bout d’un fonctionnement qui ne me correspondait plus et j’avais besoin de retrouver ma féminité. Je savais au fond de moi que pour être en paix avec moi même, j’allais devoir donner plus de place à mes valeurs féminines : sérénité, sensualité, réceptivité…et je voulais que mon intérieur reflète ces valeurs. 

Une fois nos objectifs définis, Marie nous demande de prendre nos objects un à un dans nos mains et de se poser la question : « Est ce que cet objet me met vraiment en joie ? »  Si la réponse est « non », alors on s’en débarrasse. J’ai donc commencé à faire le tri et tout y est passé : garde robe, papiers, vaisselle, albums photos, journaux intimes, livres…résultat, j’ai jeté/donné plus de 20 sacs poubelles de 30 Litres! Et voici ce que cette expérience m’a appris et pourquoi je suis devenue addict au rangement.  

1. Notre passé ne nous définit pas

Ce qui fait la puissance de la méthode Marie Kondo, c’est le dialogue intérieur qu’on entreprend avec soi même quand on tri ses affaires.  Tous les objets qu’on possède sont le résultat de choix que nous avons fait par le passé. Dans son livre, Marie nous dit que « notre intérieur est destiné à la personne que nous sommes entrain de devenir et non à la personne que nous étions dans le passé ». Quand on prend le temps de trier nos objects à valeur sentimentale, on fait l’examen de son passé et on choisit consciemment de reprendre sa vie à zéro. On se rend compte aussi que nos souvenirs seront toujours là, indépendamment de l’existence des objects auxquels nous les lions.

2. Faire le vide nous permet de nous concentrer sur l’essentiel

Trier tous ces objets m’a fait réaliser que chaque bien matériel que je possède doit être là pour une raison particulière; il me sert à atteindre un objectif, une destination que je me suis fixée. Quand j’ai examiné ma garde robe par exemple, je me suis rendue compte que je ne portais pas la plupart de mes habits. Non pas qu’ils ne me plaisaient pas, mais soit il étaient inconfortables à porter, soit je les laissais pour une occasion qui ne se présentait jamais. Ces habits pouvaient très bien servir à quelqu’un d’autre, mais pour moi, ils m’étaient inutiles. Chaque fois que j’ouvrais mon placard et que je les voyais devant moi, inconsciemment, je me mettais à réfléchir : « Avec quoi je pourrais le porter ? Est ce que je le donne? Ca fait deux ans qu’il est là, déjà…il finira bien par me servir ». Et je refermais le placard avec le fameux sentiment de « n’avoir rien à me mettre ». Ces petits raisonnements n’ont rien d’anodins, ils sont la représentation de décisions que nous ne voulons pas prendre. Ils encombrent notre espace mental et nous empêchent d’agir. Trier mes affaires m’a permis de faire le point sur mon mode de vie et de ne garder que ce dont j’avais réellement besoin. En ayant mes idées plus claires, j’ai pu identifier les mécanismes d’auto sabotage que je mettais en place et qui m’empêchaient de passer à l’action.

3. Le plus important, c’est de trouver sa propre définition du succès

Longtemps, j’ai attaché mon succès à des éléments externes à moi même. Bien sûre, j’ai lu/écouté des tonnes de ressources sur le sujet. Intellectuellement, je comprenais que le plus important, c’est ce qu’il se passait à l’intérieur de soi. Mais c’est en appliquant la méthode de Marie que j’ai enfin pu l’expérimenter. Le fait de me séparer de toutes ces affaires et des émotions qui allaient avec, m’a forcé à regarder certaines choses en face. Et ce n’était pas confortable. Quand des croyances aussi profondes volent en éclat et qu’on avance vers l’inconnu, on ressent physiquement l’anxiété du saut dans le vide.  Et puis, j’ai réalisé que finalement, tout était déjà là. Que j’étais parfaite à cet instant T et que je n’avais pas besoin de plus pour être heureuse. J’ai compris que rien, ni ma carrière, ni ce que je possédais ne me définissait en tant que personne. Que même si tout devait partir un jour, je serai toujours là, moi. Et je ne me suis jamais sentie aussi libre. J’ai compris que le vrai succès pour moi, c’est aussi simple que de transformer une mauvaise habitude ou dépasser une pensée négative. C’est être utile, tout en y prenant du plaisir. C’est posséder mon temps.

Notre énergie est un cadeau pour le monde. Et faire le vide régulièrement nous permet de la nettoyer. Plus elle est claire et fluide, plus nous avons à offrir aux autres.

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