On nait et on meurt seul
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On nait et on meurt seul

On nait et on meurt seul
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« Il n’y a pas un être humain actuellement vivant, pas un être humain ayant déjà vécu et pas un être humain qui va vivre, avec le droit ou le pouvoir de priver un autre être humain du privilège inné de la pensée libre et indépendante. Ce privilège est le seul sur lequel n’importe quel humain peut avoir le contrôle »

– Napoleon Hill –

Depuis maintenant deux ans, j’ai progressivement fait le tri dans mon entourage… Pour beaucoup de personnes, j’ai disparu. Je n’hésite plus à couper contact quand je ne me sens pas acceptée. Avec l’expérience, j’ai appris à vite reconnaitre les signes d’une relation qui n’est plus fluide pour moi : je suis épuisée à chaque fois que je vois la personne ; interagir avec elle me pompe mon énergie. Le tri n’a pas été facile au début, mais quand j’ai réalisé le bien que ça me fait, c’est devenu systématique.

Pendant des années, j’ai beaucoup laissé aux autres le pouvoir de dicter mes décisions et la direction que je donnais à ma vie. Sauf que les autres n’ont pas toujours raison. Beaucoup d’entre eux avancent – guidés par leurs propres insécurités – et ne savent pas où ils vont. Ils récoltent les conséquences de leurs croyances & actions, sans réellement s’en rendre compte.  Ces autres, ce n’est pas moi, et à force de les écouter, j’ai fini par me perdre. Heureusement, je me retrouve tous les jours un peu plus. Ma vie aujourd’hui ne ressemble en rien à celle d’il y a deux ans, parce qu’un jour, j’ai décidé de raisonner. Identifier ce qui est vrai et pertinent pour moi, pour pouvoir ensuite donner du sens à ma vie. Définir régulièrement des objectifs et chercher les bonnes actions à mettre en place pour les atteindre. C’est en faisant ce travail sur moi-même que j’ai mesuré le pouvoir de la pensée et l’impact qu’a notre entourage dessus. La peur est la raison pour laquelle j’ai mis autant de temps à récupérer ce pouvoir.  Peur d’être critiquée et/ou rejetée et/ou abandonnée et donc de me retrouver seule. Voici ce que j’ai appris et je continue d’apprendre depuis que j’ai décidé de la dépasser.

C’est dans la solitude qu’on apprend à maitriser nos émotions

Foi vs peur. Contrôlez vos émotions ou vos émotions vous contrôleront. Quand on décide de prendre sa vie en main, on reprend le contrôle de sa pensée. On se rend compte qu’elle a toujours été là, qu’elle sera toujours là et qu’on a le choix : soit on l’utilise pour atteindre nos objectifs, soit, d’une manière ou d’une autre, elle sera utilisée pour/par quelqu’un d’autre. Il n’y a aucune place pour l’indécision et on ne peut pas refuser d’utiliser sa pensée. Maitriser ses émotions nécessite un grand travail d’introspection. C’est pendant nos moments de solitude, loin de toutes les nuisances externes, qu’on découvre qui on est vraiment, quelles sont nos valeurs. C’est pendant ces moments-là qu’on questionne nos croyances et qu’on les découd.

Chacun de nous cherche ses propres intérêts

J’entends souvent la remarque que contrôler son entourage, c’est être « sans cœur ». Je pense qu’au contraire, c’est un service qu’on se rend à soi-même et aux autres. Aucune personne ne doit à une autre personne quoi que ce soit qui l’empêche de s’épanouir et d’atteindre ses objectifs de vie. Parfois, souvent, ce qu’on croit être de l’amour n’est que l’expression de nos propres insécurités. Quand on est sur un chemin non conventionnel, on commence à prêter davantage attention à ses propres besoins et à créer de la place pour ce qui nous fait du bien. Malheureusement, ce n’est pas dans l’intérêt de certaines personnes autour de nous. Amis, travail, famille, c’est là que des résistances commencent à surgir. Ces personnes sont habituées à nous voir d’une certaine façon, et consciemment ou non, elles y trouvent un intérêt. Notre changement les met dans l’inconfort, parfois parce qu’il leur rappelle une douleur, une frustration cachée. Ou parce qu’elles ne peuvent pas en tirer profit. Dans tous les cas, ces nuisances ont l’importance qu’on veut bien leur donner.

De la même façon, on n’est nous-même le juge de personne. Quand on change, on a tendance à vouloir convaincre d’autres personnes de changer aussi. Et on s’aperçoit qu’on est tous où on devrait être et que chacun vit les expériences qu’il a choisi de vivre. Il appartient à chacun de décider de changer le cours de sa vie s’il en éprouve le besoin.

Le temps est notre ressource la plus précieuse

Plus j’avance, plus je me rends compte à quel point mon temps a de la valeur et qu’il est de ma responsabilité de le respecter.

Le temps passe et ne revient pas

Mon temps est limité. J’ai 24h dans chacune de mes journées et j’essaie de les allouer au mieux en fonction de mes priorités. Donc, le temps que je passe avec des personnes avec lesquelles je me sens inadéquate est pour moi du temps perdu. Pour moi, une relation saine permet à toutes les personnes qui la composent d’en retirer un bénéfice. Si cette relation ne m’aide pas à atteindre mes objectifs, si elle me freine dans mon épanouissement, alors c’est le signe qu’il est temps d’y mettre un terme.

Le temps est un professeur silencieux

Chacune des pensées qu’on se répète, chacune de nos actions et de nos décisions sont des graines qu’on sème et qu’on récolte. Tout est une question de timing, certaines choses prendront plus de temps que d’autres. Mais le temps ne ment pas. Il n’y a pas de hasard, il y a une relation de cause à effet dans tout ce qu’il nous arrive, même si parfois, on n’en comprend pas tout de suite le sens.

Le temps rend les choses permanentes

Consciemment ou non, on finit par avoir les pensées/croyances de notre entourage. Et ce qui est le plus étonnant, c’est qu’on finit par croire qu’elles sont les notre. Plus une habitude dure, plus elle est difficile à changer. Le temps fixe nos habitudes de pensées, tellement, qu’on a l’impression qu’elles font partie de notre « caractère ».

Se rappeler « qu’on vit et on meurt seul » c’est se rappeler la maitrise que nous seul avons sur notre vie. Notre capacité à raisonner, à questionner, est à la racine de notre succès, peu importe la définition qu’on en a.

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