Crédit photo : Louise Mertens
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Féminité et crise-s d’identité-s

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« N’importe quelle transition suffisamment sérieuse pour altérer la définition de votre être, demandera non pas juste de petits ajustements dans votre façon de vivre et de penser, mais une métamorphose totale »

–  Martha Beck –

Juin 2016 – Je me rappelle très clairement de ce jour – la veille de mon déménagement – où j’ai posé cette intention : « Peu importe ce que ça me coûtera, je veux aller à la rencontre de la version la plus authentique de moi même ».

Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte à quel point elle s’est manifestée dans ma vie, mais d’une manière totalement inattendue !

A l’époque, je savais que ce chemin allait passer par une évolution spirituelle et une carrière en harmonie avec ma personnalité (notamment mon introversion). J’étais toujours salariée et j’avais pour projet d’exercer la même activité (en Finance), à mon propre compte.

Mais une dimension de ce changement m’avait complètement échappée.

Mon essence féminine.

Et pourtant, elle était là, présente. Dans l’ombre. Mais tellement puissante, qu’elle allait, petit à petit, colorer l’ensemble de mon système de pensées et transformer mon identité.

Plus inattendu encore, était le travail intérieur que cette transition allait me demander.

Notre identité est l’histoire que nous nous racontons sur qui nous sommes. C’est l’ensemble de nos   schémas de pensées et les émotions qui y sont liées. A chaque fois que nous changeons des pensées qui affectent la perception de notre vie, nous changeons d’identité. Mais avant de plonger dans notre nouveau rôle, nous passons par une période de transition.

Cette crise est très inconfortable. Elle se présente différemment selon les personnes et selon la nature du changement.

Pendant cette période, on sent que la personne qu’on est bascule. Qui on était par le passé n’est plus d’actualité et on ne connait pas encore la personne qu’on est en train de devenir.

Pour moi, mes crises d’identités prennent la forme d’un tsunami émotionnel. Soudainement, mon mental perd ses repères et court-circuite. Mon corps prend le relais et exprime mes résistances.

J’ai vécu ce saut dans le vide à plusieurs reprises ces derniers mois, notamment lors de :

  • Mes déménagements, changements de ville,
  • La fin de ma carrière « corporate »,
  • Ma transition vers ma nouvelle activité,
  • La contemplation et la préparation à ma future vie,

Plusieurs fois, ma réaction a été la même que pour beaucoup d’entre nous. J’ai voulu échapper à mes émotions inconfortables (honte, culpabilité, rage, désespoir…) en me dissociant d’elles.

Comment ?

  • En me réfugiant dans la nourriture et le sucre,
  • En me réfugiant dans mon mental : angoisses, analyses obsessionnelles, résolutions de problèmes, procrastination,
  • En achetant compulsivement.

Les distractions peuvent prendre aussi la forme de :

  • Cures Netflix,
  • La sur-consommation d’alcool, cigarettes,
  • Travail (vouloir trop faire),
  • Temps passé sur les réseaux sociaux,
  • Etc…

Que se passe-t-il quand on ne laisse pas s’exprimer ses émotions ?

On stagne. Cela peut durer des jours, des semaines, voire des mois. Notre corps n’oublie pas. Il attend patiemment qu’on laisse nos émotions s’exprimer et qu’on les traite.

Et en même temps, on ne peut pas faire marche arrière et vivre la version antérieure de nous-même.

Alors, comment gérer cette phase de transition ?

Une chose est sûre, les distractions ne marchent pas.  Avec l’expérience, j’ai fini par lâcher prise. Comprendre que c’est tout à fait normal de se sentir de cette façon. Laisser les émotions négatives surgir, les ressentir et les accepter.

J’ai aussi pris l’habitude d’exprimer mon inconfort à travers l’écriture. C’est un formidable outil pour prendre du recul. Elle nous permet de nommer nos émotions et reconnaitre nos schémas de pensées qu’on répète inconsciemment. Les exercices d’écriture nous offrent un espace sûre où on peut s’exprimer en toute honnêteté avec soi-même.

Pendant des années, j’ai pris l’habitude de garder mes émotions en moi. J’ai appris à les libérer, en faisant le vide notamment. J’en parle souvent dans mes postes parce que pour moi, c’est une pratique simple et incroyablement puissante. Se débarrasser des objets, des relations qui ne nous apportent pas de joie, est un acte symbolique. On laisse partir nos émotions négatives et on fait de la place pour accueillir notre nouvelle identité.

Les transitions sont les périodes pendant lesquelles on apprend le plus sur soi-même. C’est une chance qui nous est donnée pour se libérer d’un poids qu’on traine parfois depuis des années.

Plutôt que de les résister, accueillons-les avec curiosité.

Parce que de l’autre côté :

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