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Tu ne peux pas avoir de hauts standards avec certaines personnes et laisser d’autres te manquer de respect

Tu ne peux pas avoir de hauts standards avec certaines personnes et laisser d’autres te manquer de respect.

Intellectuellement, ce principe peut sembler évident. Pour moi du moins, il l’était… jusqu’au moment où il a fallu que je le mette en pratique. Et ce qui m’a surpris encore plus, c’est comment ce principe allait m’amener à une question qui n’avait apparemment rien à voir :

J’ai passé des années à demander, à moi-même et aux autres :

Comment puis-je faire confiance aux hommes ?

Et c’est quand j’ai commencé à choisir au lieu de subir les gens avec lesquels je m’entoure, que j’ai reçu la réponse que j’attendais depuis si longtemps :

« Pour faire confiance à un homme, tu dois d’abord te faire confiance à toi même »

Je me suis rendue compte que le fait de me faire confiance est profondément lié à mon intégrité.

A ma capacité à dire NON, même (et surtout) quand tout le monde s’attend à ce que je dise oui. 

Quand tu décides d’élever tes standards, peu importe ce que « hauts standards » signifie pour toi, tu entraines ton corps à se sentir d’une certaine façon, et cette nouvelle « façon de te sentir » va devenir ton baromètre pour toutes tes relations, non seulement avec les hommes, mais aussi avec tout le monde. 

Et tu vas être testée pour chaque personne que tu laisses dans ta vie. Certaines personnes vont s’ajuster à tes nouveaux standards. Mais d’autres vont s’attendre à ce que tu continues à jouer le rôle qu’ils ont créé pour toi. 

C’est un manque de respect.

Dans ce cas, tu vas devoir choisir entre rester et partir. 

Tu vas te sentir comme si tu étais dans une prison; une partie de toi-même va vouloir que tu sortes de là, tandis qu’une autre va négocier, intellectualiser pour faire en sorte que tu restes. 

Quand tu choisis de rester, tu choisis le déni et tu te trahis. 

Tu t’entraines à agir contre ton propre instinct de protection et tu deviens addict aux émotions procurées par l’abus émotionnel. 

Parfois, on pense que tout ce qu’on a à faire, c’est mettre en place des limites fermes avec ces personnes, et que tout ira bien. Oui, cette stratégie peut marcher et est même nécessaire quand tu as un plan pour quitter une situation, par exemple un job, et que tu as besoin de temps pour partir. Mais elle ne peut qu’être temporaire. Tu ne vas pas être  capable de fonctionner de cette façon indéfiniment parce que tu vas te vider de ton énergie. 

Plus important encore, tu vas devoir prétendre, et quand tu prétends, tu sacrifies ton intégrité. 

Et comment peux-tu te faire confiance, si tu n’agis pas avec intégrité ?

Tu ne peux pas vouloir être traitée d’une certaine façon et accepter d’être traitée d’une autre façon, même si c’est par une seule personne. Peu importe qui cette personne est – ton ami d’enfance, ta soeur, ta mère, ta tante, ton boss ou la serveuse du café – en refusant de partir, tu bousilles ton baromètre. Energétiquement, tu donnes le signal que tu ne mérites pas d’être traitée comme tu veux être traitée, et tu te retrouves à tolérer plus de personnes non respectueuses dans ta vie. 

Pourquoi est-il si difficile de quitter certaines relations ? 

J’ai connu tellement de femmes…famille, amies, collègues, qui avaient une carrière et qui étaient aisées financièrement, mais qui restaient …

…dans des relations familiales ou romantiques qui étaient abusives, 

…ou simplement des relations qu’elles ne voulaient pas vraiment. 

Et à chaque fois que j’ai demandé à ces femmes pourquoi elles restaient, j’ai eu systématiquement, exactement, la même réponse :

« Parce que je n’ai pas le choix »

Mais personne ne nous donne le choix. Avoir le choix est un processus de prise de décision qu’on crée à l’intérieur de soi. 

Je me suis rendue compte que se dire qu’on n’a pas le choix est un moyen qu’on utilise pour se protéger contre une de nos peurs les plus profondes ; la peur d’être seule

Et souvent, pas si loin de cette peur, il y a la peur viscérale de la mort

Mais quand on a le courage de regarder ces peurs dans les yeux, voilà ce qu’il se passe : 

On réalise que : 

Toutes ces peurs ne sont que de la poudre aux yeux,

Tout ce temps, la prison était en fait dans notre propre tête. 

On découvre que le sentiment de panique écrasant n’a en fait rien à voir avec notre « solitude physique » potentielle. Plutôt, c’est une « solitude psychologique » qu’on ressent quand on ne se sent pas respectée. 

La raison pour laquelle on reste dans une relation dans laquelle on n’est pas respectée est qu’on espère qu’un jour, la personne va enfin nous aimer assez pour nous faire nous sentir moins seule. Mais on n’est pas consciente que le sentiment créé par cette même relation, est en fait à la racine de notre douleur. Et que la seule façon de s’en débarrasser est de quitter la relation.

Quand on décide d’incarner nos valeurs, 

Et ce, peu importe ce qu’il nous est demandé de faire pour les honorer,

Quand on est prête à tout perdre pour rester dans notre intégrité,  

C’est à ce moment-là, qu’on fait l’expérience de la vraie liberté. 

Quand on arrive à ce point, plus rien ne peut nous arrêter,

On devient plus détendue,

On ne ressent plus le besoin d’être sur la défensive, ou demander aux autres de s’expliquer.

On comprend que chaque relation est un risque et que le sentiment de stabilité et de sécurité commence à l’intérieur de nous-même,

Les enjeux ne sont plus aussi élevés qu’ils ne l’étaient,

On n’a plus peur de faire des erreurs, d’être emprisonnée dans une relation ou de faire une erreur de jugement sur quelqu’un, parce que chaque cellule de notre corps sait qu’on sera là pour nous même, quoi qu’il arrive.

On se donne la permission d’être plus ouverte aux autres,   

Plus réceptive, 

Plus abordable, 

Plus joueuse,

Plus joyeuse…

…et la vie devient tout à coup bien plus facile. 

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