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La seule façon de sortir de la douleur, c’est de la traverser.

Photo by Annie Spratt 

Dans mon dernier post, j’ai écrit que pour identifier le problème, on a besoin de poser les bonnes questions.⁣

C’est un concept simple, n’est-ce pas ?⁣

Alors pourquoi est-ce qu’on ne le fait pas ? Pourquoi on ne se pose pas juste les bonnes questions ?⁣

Parce que les concepts simples ne sont pas forcément les plus faciles à appliquer.⁣

Reprenons notre exemple de « Etre sur la défensive ». Supposons que j’ai remarqué que j’étais trop réactive dans mes relations, particulièrement avec les hommes, et je peux clairement voir le schéma se répéter.⁣

Pourquoi est-ce que je préférerais me demander, encore & encore, « Comment être moins sur la défensive ? » plutôt que « Pourquoi suis-je sur la défensive ? »⁣

En partie, parce qu’obtenir la réponse à la seconde question me demanderait plus d’efforts et de patience.⁣

Surtout, parce qu’au plus profond de moi-même, je sais que si je me pose la seconde question, je devrai faire face à la vérité.⁣

Qu’est-ce qu’il y a de mal à faire face à la vérité ? me diriez-vous, ⁣

Eh bien, d’une certaine façon, l’ignorance est une bénédiction.⁣

Parce que quand on est dans le déni, on souffre, mais la peine est beaucoup moins intense que ce qui nous attend, si on choisit de faire face à la vérité.⁣

Du moins, sur le court terme.⁣

Parce que la vérité fera toujours son chemin. Et plus on garde des secrets longtemps, plus le réveil sera douloureux.⁣

On peut penser qu’à force d’éviter nos émotions douloureuses, elles finiront par disparaitre. Ou elles seront moins intenses. Mais en fait, elles ne font que s’accumuler dans notre corps, attendant patiemment qu’on leur donne l’attention qu’elles méritent.⁣

La seule façon de sortir la douleur, c’est de la traverser.⁣

Alors, pourquoi choisirions-nous de ne pas la traverser ?⁣

A un certain point, notre peine nous submerge tellement, qu’on finit par en avoir peur.⁣

Mais la ressentir ne nous tuera pas. En revanche, la refouler pourrait.⁣

On sait aussi inconsciemment que ressentir notre peine implique qu’au bout d’un certain moment, on devra lâcher des choses ; lâcher l’histoire à laquelle on s’est accrochée, lâcher qui on était, lâcher certaines relations, lâcher l’espoir qu’un jour, les choses seront différentes.⁣⁣
⁣⁣
Et souvent, on n’a pas envie de lâcher.⁣⁣
⁣⁣
Ce n’est que récemment que je me suis autorisée à ressentir ma peine.⁣⁣
⁣⁣
J’avais l’habitude d’en avoir peur, parce que je pensais qu’elle allait me tuer. Mais elle ne m’a fait me sentir que plus vivante.⁣⁣
⁣⁣
J’avais l’habitude de penser qu’elle me ferait me sentir plus seule. Mais elle ne m’a fait me sentir que plus connectée.⁣⁣
⁣⁣
J’avais l’habitude de penser que si je ressentais ma peine, je ne pourrais plus jamais ressentir la joie. Mais elle n’a fait qu’élargir ma capacité à la recevoir.⁣⁣
⁣⁣
Quand la peine frappe à la porte, il y a des jours où je ne peux pas lui ouvrir, et d’autres jours où je la laisse entrer. Je lui fais de l’espace, elle me dit ce qu’elle a à me dire. Parfois, j’ai le message directement, d’autres fois, la lucidité me vient après quelques jours/semaines.⁣⁣
⁣⁣
Et c’est tout.⁣⁣
⁣⁣
Des fois, elle reste un peu plus longtemps. Mais elle finit toujours par partir.⁣⁣

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